Nathalie Lavergne

La Mesure Marché en vrac : l’art de sortir des sentiers battus

Contenu : Outaouais d’abord

Au moment où les pailles de plastique font les grands titres et que la préservation de l’environnement est plus que jamais au cœur des discussions, l’achat en vrac semble susciter un intérêt grandissant auprès de la population québécoise. C’est aussi ce qu’a remarqué la fondatrice de La Mesure – Marché en vrac, Kathy Vachon, qui a lancé son entreprise dans la Vallée-de-la-Gatineau.

Le commerce La Mesure – Marché en vrac a ouvert ses portes en septembre 2019 à Maniwaki, pour ensuite déménager en 2021 au 175, rue Notre-Dame de la même ville. L’entreprise zéro déchet est guidée par Mme Vachon, qui compte également sur un coup de pouce de son conjoint pour assurer le bon fonctionnement de l’épicerie qui gagne de plus en plus en popularité.

La Mesure est le tout premier marché en vrac de la Vallée-de-la-Gatineau. Il s’agit d’une épicerie offrant ses produits sans emballage ou dans des contenants réutilisables, compostables ou recyclables; les clients y apportent leurs sacs, pots et bouteilles à remplir, réduisant ainsi les déchets générés par leur maisonnée. Lancer une telle entreprise et créer un nouveau besoin représentait donc un défi de taille pour Mme Vachon, qui n’a pourtant pas hésité deux secondes à se lancer en affaires. L’entrepreneure, qui fabriquait déjà différents produits comme des savons, des crèmes et des produits ménagers, était bien au courant qu’un travail de grande séduction l’attendait.

« À la maison, nous misions sur un virage vert depuis les sept dernières années. Je crois que tous peuvent y trouver leur compte; c’est beaucoup plus simple qu’on le pense. Je me suis donc dit que ça pourrait être gagnant pour tous les consommateurs de la Vallée-de-la-Gatineau de miser sur une boutique en vrac. Chaque petit geste compte dans la préservation de la qualité de l’environnement et j’étais prête à relever ce défi », a expliqué la propriétaire, qui œuvrait autrefois en tant que technicienne en loisir au cégep de Mont-Laurier.

Au cours des trois dernières années, le nombre de produits se trouvant sur ses tablettes est passé de deux-cent-cinquante à plus de mille. L’entreprise, qui continue de croître, peut également compter sur les services d’un employé à temps partiel depuis maintenant plus d’un an.

En plus de miser sur le mode zéro déchet, Kathy Vachon priorise également l’achat local lorsque vient le temps de sélectionner les produits qui se retrouveront sur ses étagères.

Une première fois en affaires

Pour Mme Vachon, qui s’est installée à Maniwaki en 2017, il s’agit d’une première aventure entrepreneuriale.

« Je viens d’une famille d’entrepreneurs : mes parents et ma grand-mère étaient dans les affaires. Le défi de lancer mon propre projet m’a donc toujours intéressé. Ma famille et moi sommes de Saint-Jérôme et nous avons bien été accoutumés au mode d’épicerie en vrac. C’est donc un réel plaisir de le faire découvrir aux gens de la Vallée-de-la-Gatineau », a expliqué Kathy Vachon.

Cette dernière a d’ailleurs pu compter sur différentes sources de financement et de soutien lorsqu’elle a lancé son projet.

« La MRC de la Vallée-de-la-Gatineau nous a octroyé un prêt, lors de nos premières démarches d’affaires. Cela nous a permis d’ouvrir nos portes. Nous avons également pu participer au programme Créavenir de Desjardins. Cela nous a permis d’obtenir une subvention de départ, une marge de crédit et du crédit d’entreprise. »

La grande séduction

Selon l’entrepreneure derrière La Mesure, les gens de la Vallée-de-la-Gatineau ont rapidement été séduits par ce nouveau mode d’épicerie. Elle précise toutefois qu’un travail de pédagogie doit être maintenu pour assurer la continuation de cette nouvelle habitude de consommation.

« Les résidents de la MRC ont rapidement pris goût au projet. Nous les avons attirés grâce aux réseaux sociaux. Nous misons également sur les publicités radio sur les ondes de CHGA. Mais le volet pédagogie est très exigeant, ce qui est tout à fait normal. Nous devons marteler notre message et les bienfaits de l’épicerie en vrac, 365 jours par année. Vous savez, lorsqu’on fait l’épicerie en grande surface depuis plus de dix, vingt ans, il est normal que nous ne pensions pas à changer nos habitudes », a-t-elle expliqué.

Le mode de vie zéro déchet gagne de plus en plus d’adeptes chaque année, les gens prenant conscience de l’impact environnemental de leurs choix de consommation, encouragés par des influenceurs comme la blogueuse française Béa Johnson. À noter que l’équipe de La Mesure – Marché en vrac offre le service de préparation de commandes, ce qui peut certainement vous faciliter la tâche.

Les produits vedettes

Après trois ans en affaires, Mme Vachon se réjouit de compter plus d’un produit vedette sur ses étagères : « Nos recettes en pots font fureur, c’est le cas de le dire! Notre gamme de produits ménagers est aussi très populaire. Les clients nous donnent régulièrement de bons commentaires, ce qui est très plaisant. Nous avons aussi du lait en vrac qui attire de nombreux curieux. »

D’ailleurs, l’équipe de La Mesure a été sollicitée pour parrainer des campagnes de financement scolaire auprès de différentes écoles de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau. Pour ce faire, le commerce offre différentes recettes en pots qui sont ensuite revendues pour soutenir des projets d’élèves.

En plus de ses nombreux produits vedettes, l’entreprise compte maintenant quelques points de vente dispersés sur le territoire de l’Outaouais.

« Nous avons deux points de vente que nous fournissons à l’année, en plus de fournir un site de camping en grignotines zéro déchet. Nous sommes présentement en discussion avec le Marché de l’Outaouais pour y vendre nos produits et nous compterons bientôt un point de vente à Gatineau, mais je ne peux vous donner plus de détails à ce sujet pour le moment », a ajouté Mme Vachon, le sourire au visage.

L’important est de foncer

Pour clôturer la discussion, l’entrepreneure a tenu à offrir un mot d’encouragement aux personnes qui souhaitent se lancer en affaires.

« Je me suis toujours dit qu’il suffit de croire en soi et de croire en notre projet. Nous n’ouvrons pas une boutique pour fermer les portes. Nous devons laisser nos craintes et nos inquiétudes de côté. N’attendez pas pour les autres, ou pour de l’aide. Allez de l’avant. Si vous attendez avant de lancer votre projet, quelqu’un d’autre va prendre la balle au bond », a terminé la propriétaire de La Mesure – Marché en vrac, Kathy Vachon.

L’équipe d’Outaouais d’abord vous invite à découvrir les différents produits de La Mesure – Marché en vrac, l’entreprise du mois de septembre du programme Fiers partenaires locaux, présenté par Service Sinistre Outaouais et le 104.7 Outaouais.

Chemin d’eau : un road trip entre collines et rivières

Contenu : Tourisme Outaouais

Crédit photo : Tourisme Outaouais

Les routes du Québec vous appellent ? Partez en road trip le long des Chemins d’eau, la première route touristique de l’Outaouais, et imprégnez-vous de l’ADN de la région! Avec plus de 270 km à parcourir et 100 attraits à explorer, ce ne sont pas les découvertes qui manquent le long de cette route. Alors, sautez en voiture, mettez votre meilleure playlist et partez à l’aventure!

Le restaurant Les Fougères

LES TRÉSORS CACHÉS DES COLLINES-DE-L’OUTAOUAIS

Commencez votre road trip à Chelsea, une magnifique municipalité qui compte sur une vie culturelle et patrimoniale débordante. Vous devez absolument vous arrêter à la FAB, un trésor caché de la région logé dans un ancien presbytère. Vous y découvrirez non seulement une galerie d’art et des studios d’artistes ouverts aux visiteurs, mais également une petite boutique qui met en valeur les créations d’artistes de l’Outaouais. Puis, direction le Domaine Mackenzie-King. Cette propriété de plus de 230 hectares a jadis été la possession de William Lyon Mackenzie King, le dixième premier ministre du Canada. Aujourd’hui, l’endroit est réputé pour ses ruines et ses jardins historiques.

Il est maintenant temps de vous délecter d’un bon repas aux saveurs locales! Rendez-vous au restaurant Les Fougères, qui figure parmi les 100 meilleurs restaurants au Canada en 2020. Son chef, Yannick LaSalle, a quant à lui été nommé meilleur chef au Canada lors du Championnat culinaire canadien de 2019.

Et terminez votre journée au Moulin Wakefield Mill hôtel & spa. Cet ancien moulin à farine, construit en 1838, offre un hébergement unique en son genre! Non seulement vous y trouverez des chambres au grand confort, mais aussi un spa qui offre une gamme complète de services : massage extérieur, piscine et une expérience thermale située le long du cours d’eau ayant autrefois alimenté le moulin à farine.

Le vignoble Petit Chariot Rouge

LE PONTIAC, UN GAGE DE DÉCOUVERTES

Vous avez bien dormi et bien mangé? C’est donc le temps de reprendre la route, direction Pontiac. Pour ce faire, longez la route 148 et admirez les paysages changeants. Arrêtez-vous à la chute de Luskville et parcourez le sentier de 300 mètres qui vous mènera à différents belvédères et une tour de feu. La vue du haut de l’escarpement Eardley est magnifique!

D’est en ouest, les villages du Pontiac se sont unis pour vous offrir un circuit qui vous permettra de découvrir les histoires du passé. Des historiens (dont un de la communauté de Kitigan Zibi) et un géologue ont participé aux recherches afin de vous faire découvrir des faits historiques parfois étonnants et peu connus.

Bon, vous avez assez marché pour aujourd’hui, place à une dégustation de vins! 😉 Rendez-vous au vignoble Petit Chariot Rouge pour découvrir leur magnifique propriété et déguster leurs vins fabriqués d’une variété de raisins nordiques qui sont cultivés sur place! Vous pouvez même faire une réservation pour y déguster un excellent repas.

Bistro du bûcheron Bryson

ÉTIREZ LE PLAISIR

Repus de votre visite au vignoble, vous décidez de passer une nuit dans le Pontiac? L’Auberge Spruceholme saura vous accueillir! Située dans une majestueuse maison traditionnelle des années 1800, cette auberge est un véritable joyau historique de la région. Profitez-en pour souper au Bistro du bûcheron Bryson et y savourer un plat selon l’inspiration du chef.

Le lendemain, commencez votre journée avec une marche de long de la rue Principale de Fort-Coulonge. Préparez votre caméra, car cette rue n’est en rien comme les autres. Mieux connue sous le nom d‘allée des manoirs, vous pourrez y admirer de nombreuses maisons de pierre construites dans les années 1870 pour les enfants du baron industriel George Bryson. D’ailleurs, une visite de sa somptueuse demeure, classée monument historique, est de mise!

Terminez votre séjour avec une randonnée unique! Le sentier du Rocher-à-l’Oiseau, d’une longueur de 10 km aller-retour, vous en mettra plein la vue avec ses points de vue naturels sur la rivière des Outaouais. De plus, vous aurez l’occasion d’en apprendre davantage sur l’histoire et la culture du peuple algonquin. Au sommet du Rocher-à-l’Oiseau vous accèderez à un des sites d’art rupestre les plus importants en Amérique du Nord. Bref, ce sentier de niveau avancé et non balisé représente un défi, mais il vaut le détour!

Cinq raisons de consommer localement en septembre

Ferme Pure Conscience, Bristol, MRC Pontiac

Pourquoi manger des produits de la région? Parce qu’ils sont tellement bons! Mais il n’y a pas que votre estomac qui appréciera. Voici cinq arguments pour favoriser l’achat d’aliments d’ici.

Pour une alimentation variée et de qualité
La région se distingue avec une offre alimentaire très variée de produits de grande qualité; de quoi satisfaire tous les appétits! Chaque saison amène ses nouveautés, et on peut même dénicher des produits inusités, qui gagnent à être savourés. Faites le tour de la région, vous y ferez de belles découvertes gourmandes!

Pour goûter pleinement aux saveurs
Difficile de trouver plus frais que des produits arrivant directement de la ferme! Particulièrement pour les fruits et légumes de saison, le trajet entre le consommateur et le producteur étant plus court, les aliments sont cueillis seulement quand ils sont mûrs et se retrouvent rapidement sous vos dents. Vous goûtez ainsi à leurs pleines saveurs! 

Pour protéger l’environnement
Selon Équiterre, les aliments nous retrouvons sur les tablettes d’épiceries ont voyagé en moyenne 2 500 km. En consommant les produits cultivés chez nous, nous réduisons les impacts négatifs du transport sur l’environnement. Sans compter que plusieurs producteurs de la région misent sur l’agriculture biologique ou raisonnée.

Les Serres Gatineau, Gatineau
Shop Moi Ça, Gatineau

Pour favoriser l’économie locale
Consommer localement, c’est encourager des entreprises de chez nous, qui créent des emplois ici et qui font affaires avec d’autres entreprises locales. Ainsi, c’est toute l’économie régionale qui est soutenue.

Pour nourrir la passion de nos producteurs
Plus nous achetons chez nos producteurs, plus nous préservons ce savoir-faire agricole dans notre cour. Nous créons aussi une demande qui incite d’autres passionnés à s’installer en région pour nous nourrir. Et plus l’offre se diversifie, plus nous développons notre autonomie alimentaire.

Pas certain par où commencer? Découvrez la coopérative de solidarité le Marché de l’Outaouais!

Le Marché de l’Outaouais est une coopérative de solidarité sans but lucratif qui offre plus de 3 000 produits locaux préparés par 100 producteurs de l’Outaouais. Ces produits sont livrés dans 9 différents points de cueillette répartis dans Gatineau ou à domicile à Gatineau et dans certains secteurs des Collines de l’Outaouais. 

Vignoble Grappes et Délices, une belle découverte

Contenu : Entreprendre en Petite Nation, InMedias

Crédit Photo : InMedias, Vignoble Grappes et Délices

Sylvie Rossignol et son mari André Chalifoux étaient loin de se douter, lors de l’achat de leur maison de Lochaber Ouest en 1989, qu’ils opéreraient trois décennies plus tard un vignoble d’autocueillette de raisins de table bios et qu’ils tiendraient une boutique de produits dérivés uniques.

André Chalifoux et Sylvie Rossignol ainsi que leur fils Martin Chalifoux et sa conjointe Mélanie Charette.

« Notre inspiration pour la création du vignoble a débuté par une simple vigne laissée à l’abandon, se souvient avec nostalgie Mme Rossignol. Cette vigne, chaque année, revenait plus forte que jamais et s’est ainsi imposée en grimpant dans un arbre qui se trouvait tout près. Nous nous sommes retrouvés avec un érable qui produisait du raisin Concord! »

Cet arbre à raisins est devenu rapidement une source d’inspiration pour le couple, menant au vignoble qu’ils opèrent aujourd’hui. Ils ont préservé cet arbre et cette vigne que l’on peut contempler lors d’une visite.

Sept ans après le début de cette grande aventure dans l’univers viticole, plusieurs cépages se côtoient au cœur des six acres : Brianna, Concord, Kay Gray, Somerset, Swenson White, Trollhaugen.

« C’est un bonheur et une réelle passion pour nous de faire découvrir les goûts et toutes les possibilités reliées aux raisins. On s’amuse! », confie Mme Rossignol qui travaille maintenant à temps plein au vignoble avec l’aide de son mari, son fils et sa bru, ainsi qu’un employé.

On y trouve des savons, bombes de bain et chandelles inspirés des cépages, des sirops, des bijoux fabriqués à la main avec les vrilles, de la vaisselle peinte à la main et plusieurs ensembles cadeaux.

Parmi les projets dans la mire, notons de nouveaux produits ainsi qu’un livre de recettes.

Info :
33, montée Ranger
Lochaber Ouest
www.grappesetdelices.ca
819 985-0378

La savonnerie La Flâneuse et les bienfaits du lait d’ânesse

Contenu : Entreprendre en Petite Nation, InMedias

Crédit Photo : InMedias, La Flâneuse

Établie à Saint-André-Avellin, la savonnerie La Flâneuse est une référence dans le domaine des produits à base de lait d’ânesse.

Sa propriétaire, Diane George, a toujours été une passionnée des savons. C’est au début des années 2010 qu’elle découvre et s’intéresse plus particulièrement aux propriétés du lait d’ânesse dans les soins de la peau. Elle a alors décidé de s’y consacrer à temps plein en suivant des formations sur les produits et leur fabrication. En parallèle, elle apprend à bien connaître la bête et les soins qu’on doit lui prodiguer. Dans sa démarche, elle a reçu un soutien incroyable de plusieurs bénévoles parmi ses amis, ses voisins, son conjoint et ses enfants, qui ont cru en son projet et sans qui il aurait été difficilement réalisable.

C’est en 2013 qu’elle est en mesure de se lancer. Elle vend ses chevaux et utilise ses enclos pour accueillir ses premières ânesses et son premier baudet. De plus, une petite boutique a été aménagée à même l’atelier pour accueillir la clientèle et présenter les produits. Pour faire connaître La Flâneuse, elle a également participé à de nombreux salons. Devant la popularité de ses produits lors de ces événements et la provenance des visiteurs, Mme George constate la nécessité de les offrir via une boutique en ligne, qui est créée en 2015.

Les bienfaits sont connus depuis l’Antiquité. La légende veut que Cléopâtre entretenait sa grande beauté en prenant des bains quotidiens de lait d’ânesse. Ses propriétés sont connues depuis longtemps. On sait qu’il est nourrissant, restructurant, adoucissant et régénérant. Il prévient le relâchement de la peau et préserve son élasticité. Ses propriétés antibactériennes aident à soulager le psoriasis et l’eczéma, en plus d’être une solution antiâge naturelle.

Les savons de La Flâneuse contiennent 20 % de lait d’ânesse, une proportion beaucoup plus élevée que la majorité des produits semblables sur le marché. Fabriqués selon des méthodes traditionnelles, ils sont surgraissés pour augmenter leur capacité d’hydratation.

En plus d’une vingtaine de savons, La Flâneuse offre des crèmes et lotions corporelles, des crèmes et des soins pour le visage et des produits pour les soins corporels et la détente.

Bien que la majorité du temps est consacrée à la production des produits dans l’atelier avec l’aide d’une employée, plusieurs heures par semaine sont réservées pour prendre soin des animaux. Tous les matins, c’est le conjoint de Mme George qui se charge de sortir les ânesses qui passent leurs journées aux champs. Il faut également les nourrir, s’assurer de leur bonne santé et récolter le lait.

La gestion des maternités est aussi un élément essentiel pour assurer la pérennité de l’entreprise.

Pour en savoir plus, une visite à la boutique, les samedis, entre 10 h et 16 h s’impose. Il est aussi possible de prendre rendez-vous pour une visite de groupe.

En plus de la boutique en ligne, les produits sont aussi disponibles dans toutes les Trappes à fromage de la région, au Salon de coiffure Dyvas à Thurso, au salon de coiffure TOK à Gatineau, chez ChocoMotive et au Parc Oméga à Montebello, au Brasse-Camarade à Saint-André-Avellin, à la Fabrik Artisanale à Chénéville et aux Bains de Cléopâtre à Saint-Sauveur.

Info :
523, rang Saint-Louis, Saint-André-Avellin
819 983-6867
diane@flaneuse.ca
flaneuse.ca
facebook.com/flaneuse.ca


Les aliments faits au Québec coûtent-ils vraiment plus cher?

Source : Les Affaires, Sylvie Cloutier, journaliste

BLOGUE INVITÉ. Même si la chaleur se fait toujours désirer, la planification de nos activités estivales laisse entrevoir le plaisir de se réunir à nouveau avec famille et amis autour d’un bon repas. Les produits alimentaires du Québec sont en abondance en cette période de l’année, et c’est un vrai plaisir de retrouver notamment nos fruits et légumes goûteux de la saison estivale.

J’aimerais profiter de cette occasion pour revenir sur une perception populaire des consommateurs sur le prix des produits d’ici. Une importante étude publiée au début du mois de juin sur le prix des aliments locaux a retenu mon attention. L’origine de l’étude : vérifier si la réputation de coûts plus élevés pour les produits alimentaires du Québec était justifiée.

Aliments du Québec, en collaboration avec l’Université Dalhousie de Nouvelle-Écosse, a fait la démonstration que, dans plus de 70,83 % des catégories étudiées, le produit local* était soit aussi concurrentiel (différence de prix neutre), soit plus concurrentiel que le produit comparable provenant d’ailleurs.

Il semble y avoir effectivement une croyance populaire voulant qu’un aliment local, un produit du Québec, coûte plus cher qu’un produit importé.

On a aussi tendance à croire qu’un produit local se limite aux produits artisans, alors que l’industrie alimentaire québécoise représente 32 milliards de dollars (G$) de ventes et 75 000 emplois.

On est loin de la production des petits pots de confiture vendus au marché public du village ou en « back-door » chez un épicier de notre région.

En effet, les produits alimentaires québécois sont présents en quantité importante dans toutes les catégories et sections de l’épicerie. Par exemple, quand on parle de produits laitiers, de produits de boulangerie, de viandes et de volailles, les produits québécois y sont en majorité.

Les produits locaux sont concurrentiels

Les conclusions de l’étude apportent un éclairage différent sur la créativité et la variété des produits « made in Québec ». Et les produits locaux plus concurrentiels que ceux de l’étranger ont souvent de quoi surprendre : café, barre granola, beurre d’arachide, farine, vinaigrette, confiserie, viande et fromages, etc.

Les produits au moins aussi concurrentiels que les produits de l’étranger vont des jus à la sauce barbecue, en passant par le tofu et les pâtes fraîches. Je ne ferai pas le détail de la liste, mais vous invite à consulter l’étude** que vous trouverez ici.

Le produit de niche, le produit artisan et de spécialité, a ses clientèles propres et est distribué en général sur les lieux de production, à la ferme par exemple, dans des circuits courts ou encore dans des boutiques spécialisées.

Ces produits auront toujours un attrait, une place de choix sur les tablettes et un prix qui reflète la méthode de production artisanale.

L’étude dont il est question ici souligne les habitudes de consommation générale des Québécois. C’est à ce titre que les chiffres viennent changer notre perception sur les prix des aliments produits et fabriqués au Québec.

Les initiatives sur l’achat local, particulièrement pour les produits alimentaires, sont louables et bienvenues.

L’achat local, un choix stratégique

Avec l’inflation, le coût du transport des marchandises, les bris dans la chaîne d’approvisionnement et tous les impacts de la pandémie à l’échelle mondiale, l’achat local devient de plus en plus un choix stratégique et économique.

Je serai curieuse de refaire cette étude dans une année pour comprendre ces impacts sur le coût des aliments importés versus locaux.

Je suis convaincue que l’étude d’Aliments du Québec et de l’Université Dalhousie facilitera un changement de perception, et fera en sorte que les consommateurs de chaque région du Québec aient le goût, l’envie et le plaisir de consommer les produits alimentaires d’ici.

L’achat local est important, quel que soit le produit.

On ne le dira jamais assez, mais en consommant local, on encourage le savoir-faire et l’économie d’ici.

En terminant, je prends congé d’écriture pour quelques semaines. On se donne rendez-vous au début de septembre.

Bon été!

*Si aucune définition formelle n’encadre la notion de « produit local », chaque consommateur ayant un biais selon une foule de valeurs qui lui sont propres, celle qui a été retenue est un produit dont « les principales activités de production, de transformation et d’emballage sont effectuées au Québec [avec un] numéro d’entreprise du Québec (NEQ) valide ».

**L’étude a été menée en janvier et février dernier, alors que le niveau d’inflation prévisible était loin d’être ce qu’il est dans notre réalité actuelle.